Nos engagements : anonymat, IA européennes, sobriété
OrganiK existe pour aider une organisation à comprendre ce qui compte pour ses équipes — sans jamais mettre en péril la confiance de celles et ceux qui répondent. Voici ce à quoi on s'engage, et comment c'est vraiment tenu, pas juste promis.
Anonymat réel, pas une politique qu'on pourrait changer
Une fois vos réponses envoyées, plus aucune donnée ne les relie à votre identité. Ce n'est pas une règle qu'on applique — c'est la structure même de notre base : aucune colonne, nulle part, ne fait ce lien, et vos réponses ne portent ni date ni heure. Il n'y a rien à retrouver, pas même pour nous.
Le strict minimum, et rien de plus
Nous ne demandons jamais plus qu'un email — et, si votre organisation nous les transmet, un prénom et un nom pour personnaliser nos emails. Ce n'est pas une limite qu'on s'impose en théorie : notre système n'accepte tout simplement pas d'en stocker davantage, quelle que soit la liste qu'on nous fournit.
Votre effacement, en un clic
Chaque email que vous recevez contient un lien de désinscription. Cliquer dessus efface immédiatement et définitivement votre email, prénom et nom de notre base — sans délai, sans avoir à nous écrire.
Ce qui reste s'efface aussi, tout seul
Même sans action de votre part, vos coordonnées sont automatiquement effacées 3 mois après la fin d'une campagne.
Jamais partagé, jamais revendu
Vos coordonnées ne servent qu'à vous écrire : elles ne sont confiées qu'à notre prestataire d'envoi d'email (Brevo), jamais à des fins commerciales ou publicitaires. Le texte de vos réponses, lui, n'est lu que par des IA hébergées en Europe, dans les conditions décrites plus bas.
Des IA choisies sur preuves, pas sur leur réputation
Avant de confier vos réponses à un modèle d'intelligence artificielle, nous le mettons à l'épreuve. Nous avons construit des jeux de réponses entièrement fictives — jamais de vraies réponses — dont nous avons établi à l'avance les résultats attendus. Plusieurs modèles les traitent dans les mêmes conditions, et nous comparons ce qu'ils produisent à ces références.
Les cas vont du plus évident au plus piégeux : un prénom rare, une situation personnelle évoquée à demi-mot, une réponse dictée sans ponctuation, un nom de rue ou de marque qui ressemble à un nom de personne. Nous mesurons ce qui est protégé, ce qui est oublié, ce qui est effacé à tort, la fidélité au texte d'origine, la stabilité d'un essai à l'autre — et le coût de chaque appel.
Une douzaine de modèles sont passés par ces bancs : français (Mistral Medium 3.5, Mistral Small 4, Mistral Small 3.2, Ministral 3, Pixtral), américains (Gemma 4 (Google), GPT-OSS (OpenAI), Llama 3.3 (Meta)), chinois (Kimi K2.6 (Moonshot), Qwen 3.5 (Alibaba)) et suisse (Apertus). Nous retenons ceux qui obtiennent les meilleurs résultats mesurés, et nous recommençons à chaque nouvelle version, avant toute mise en service. Nos critères sont ceux décrits ici ; le détail de nos mesures reste un outil de travail interne.
Plusieurs IA plutôt qu'une
Comprendre une réponse libre n'a rien d'évident : ironie, négation, sous-entendu, une même phrase peut se lire de plusieurs façons. Une IA seule donne une lecture, sans dire si elle est fiable. Chaque réponse est donc lue par trois IA de familles différentes — des versions open source d'IA française, américaine et chinoise, hébergées en Europe — chacune de son côté, comme trois correcteurs indépendants : trois points de vue, trois approches complémentaires.
Les réponses
Écrites ou dictées, telles que les personnes les ont formulées.
Nettoyage
D’abord un outil local, sans IA, puis une IA dédiée hébergée en Suisse. Noms et situations personnelles retirés, le sens gardé.
En parallèle
IA d’origine chinoise
hébergée en Suisse
IA d’origine américaine
hébergée en France
IA d’origine française
hébergée en France
Chacune lit seule, sans voir les autres.
Rapprochement
Par le code, pas par une IA. Ce qui fait accord est retenu ; les désaccords restent visibles.
Tiers de confiance
Vérifie, tranche les désaccords, valide avant toute restitution.
Quand elles s'accordent, la lecture est solide. Quand elles divergent, rien n'est tranché en silence : le désaccord est montré, et c'est le tiers de confiance qui tranche. Nous étudions une étape où les IA confronteraient leurs lectures avant lui ; elle n'est pas en service, et ne sera adoptée que si elle fait mieux que la règle actuelle.
Plutôt que de simplifier à l'entrée, notre méthode répond à la complexité par la complexité — plusieurs IA, chacune contrôlant les autres — pour que le résultat soit aussi simple et épuré que possible. Le philosophe Marc Halévy distingue le compliqué, simple empilement mécanique, de la complexité, d'où naît une vraie simplicité : « Non pas faire le plus, mais faire le mieux (complexité) avec le moins (simplicité) ». C'est l'ambition de notre méthode — et celle de la devise qu'Apple a faite sienne dès 1977 : « la simplicité est la sophistication suprême ».
Une personne, une voix
On compte combien de personnes ont exprimé une idée, jamais combien de fois elle a été dite. Celui qui écrit trois paragraphes, revient sur le même sujet à chaque question ou s'exprime avec véhémence ne pèse pas plus que celle qui répond en quelques mots : une réponse laconique est une voix entière.
Le silence aussi est une réponse. En recoupant les réponses avec les questions de profil, l'analyse repère quand une partie de la population ne répond pas à une question alors que les autres le font, et quand certains groupes ont beaucoup plus écrit que d'autres. Ne pas répondre devient une information, à laquelle on donne une voix — toujours sur des groupes assez grands pour que personne ne soit isolé.
Des IA souveraines, sans dépendance
Les modèles que nous utilisons sont des versions open source d'IA d'origines différentes, que nous faisons tourner chez deux hébergeurs européens : Infomaniak en Suisse et Scaleway en France. Vos réponses ne partent jamais vers les services d'IA des grandes plateformes américaines, ni hors d'Europe, et ne servent jamais à entraîner un modèle.
La toute première étape, qui retire du texte les noms des personnes et les situations personnelles, commence par un outil local, sans IA, puis se poursuit avec une IA dédiée, toujours chez Infomaniak. Les IA d'analyse ne reçoivent jamais une réponse avant qu'elle ait été nettoyée : le texte d'origine ne quitte pas la Suisse.
Travailler avec plusieurs familles de modèles, c'est aussi refuser de dépendre d'un seul : un modèle de secours est toujours désigné, et nous pouvons en changer — après l'avoir éprouvé — sans reconstruire notre méthode. Le détail est sur la page Méthode.
Ce que nous ne promettons pas
Aucune IA n'est infaillible, la nôtre pas plus qu'une autre. C'est précisément pour cela que nous mesurons, que nous montrons les zones d'incertitude au lieu de les cacher, et qu'un humain valide toujours. Une analyse dont on connaît les limites vaut mieux qu'une analyse qui prétend n'en avoir aucune.
Une écologie, du plus intime au plus vaste
Cinq échelles emboîtées : chacune prend appui sur la précédente, et aucune ne tient toute seule.
- L’écologie de soi — Un espace pour dire ce qu’on pense vraiment, sans risque. Se sentir entendu, c’est déjà réparateur — et c’est ce qui rend la parole possible à l’échelle suivante.
- L’écologie des liens — Ces paroles, mises en commun, font dialoguer une organisation avec elle-même. La qualité de ces liens dépend directement de la sécurité que chacun a ressentie à parler.
- L’écologie des systèmes — Des liens vivants laissent voir les dynamiques d’ensemble : l’organisation se lit comme un système, pas comme un organigramme — et peut s’ajuster.
- L’écologie des écosystèmes — Aucun système ne vit isolé. L’écouter, c’est tenir compte de son environnement, de ses parties prenantes, de son territoire — dont il dépend autant qu’il agit sur eux.
- L’écologie de la planète — En tant que solution numérique, nous avons un devoir d’exemplarité : dans notre façon de travailler, et dans le choix de fournisseurs eux-mêmes alignés avec nos engagements.
Hébergé en Europe, par des acteurs engagés
Nos données sont hébergées par Infomaniak, en Suisse — un pays reconnu par la Commission européenne comme offrant un niveau de protection équivalent au RGPD — et Infomaniak, entreprise suisse, n'est pas soumise au Cloud Act américain. Infomaniak ne revend jamais de données et ne les utilise jamais pour entraîner une IA sans accord explicite.
Ses centres de données fonctionnent à 100 % en énergies renouvelables (hydroélectricité et ses propres centrales solaires), l'entreprise est neutre en carbone depuis 2007, et certifiée B Corp depuis 2025 — l'un des labels les plus exigeants au monde en matière d'impact social et environnemental.
Scaleway, qui héberge à Paris une partie des modèles d'IA de notre analyse, a fait des choix exigeants lui aussi : une efficacité énergétique de ses centres de données (PUE de 1,37 en 2024) nettement meilleure que la moyenne du secteur (1,55), aucune tour de refroidissement consommatrice d'eau, des serveurs reconditionnés pour durer jusqu'à 10 ans au lieu de 5 ou 6, et une médaille d'or EcoVadis, qui le classe parmi les 5 % d'entreprises évaluées les plus engagées. Ses engagements environnementaux.
Vérifié aussi par la communauté .eco
organik.eco n'est pas un nom de domaine comme les autres. La communauté .eco impose à chaque organisation membre de rendre publiques ses intentions environnementales et de signer un engagement formel à agir pour la planète — une vérification tierce plutôt qu'une simple déclaration, dans le même esprit que notre choix d'un hébergeur neutre en carbone et certifié B Corp.
Notre profil, nos engagements écologiques déclarés et l'usage qu'on en fait sont consultables publiquement — pas juste affirmés ici.